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Page mise à jour le : 22/04/2012

On en parle

Et oui la presse en parle assez régulièrement de ces "solitaires", mais ils apparaissent souvent dans les faits divers négatifs pour eux... Quoi qu'il en soit je me devais de faire une petite revue de presse.


Des faits précis

18 janvier 2004 - Saint Amand les Eaux (59)

Un sanglier abattu à l'hôpital (source: La Voix du Nord)

Un sanglier venu de la proche forêt s'est égaré en centre-ville, dimanche après-midi, avant de se réfugier dans le parc de l'hôpital. Après avoir essayé de pénétrer dans l'établissement en pulvérisant une porte en verre, l'animal a chargé à plusieurs reprises les pompiers, policiers et chasseurs tentant de la maîtriser. Il a finalement été abattu, hier matin, après s'être dissimulé sous un buisson pendant la nuit.


Traque au sanglier dans le parc de l'hôpital (source: Nord Eclair)

Drôle de partie de cache-cache. Pendant toute la soirée de dimanche, et jusque tard dans la nuit, policiers, sapeurs-pompiers, membres de la fédération départementale de chasse et de l'Office national des forêts sont restés mobilisés afin de maîtriser un sa,glier qui s'était égaré en pleine ville à Saint-Amand-les-Eaux.
Un riverain qui promenait son chien devant le centre hospitalier, l'a aperçu le premier, vers 16h: "Il a déboulé d'une ruelle, raconte l'Amandinois. Il fonçait vers nous. Je me suis mis à courir, et le sanglier a chargé mon chien, qui s'est enfui à toute allure." Visiblement désorienté hors de sa forêt familière - distante de quelques kilomètres -, le sanglier s'engouffre alors dans la parc du centre hospitalier, afin d'y trouver refuge.
Quelques instants plus tard, il fonce tête baissée dans une porte en verre, qui éclate en morceaux. Par chance, l'animal ressort aussitôt. Sans faire de détour par le couloir de droite, donnant accès aux chambres réservées à l'accueil des personnes âgées. Très vite, la défense sorganise. Tous les accès au parc du centre hospitalier sont soigneusement verrouillées. Ne reste plus qu'à maîtriser la bête. Facile à dire... Avec ses 80 kilos de muscles, le sanglier n'hésite pas à charger les drôles d'animaux à deux pattes qui le harcèlent. Bref, la traque tourne parfois à la partie de rodéo!
Deux tirs de fusil à seringue hypodermique sont tentés afin de l'endormir. En vain. Le cuir épais de l'animal ne se laisse pas pénétrer. Vers minuit, un conducteur de chiens de la fédération départementale de chasse se joint à la battue, organisée avec une vingtaine de rabatteurs. Le parc est passé au peigne fin. Sans résultat. Un trou découvert dans un grillage laisse penser que l'animal s'est enfui vers d'autres horizons. Les recherches cessent à 2h du matin. Mais chacun demeure mobilisé pour le lendemain, au cas où...
Précaution utile! Car le sanglier s'atait en fait habilement dissimulé sous un buisson, où il passa le reste de la nuit. Au petit matin, des membres du personnel hospitalier l'apercevaient de nouveau dans le parc. Vers 9h30, il était abattu d'un coup de fusil par le conducteur de chiens, alors qu'il effectuait une ultime charge. Il s'agissait d'une femelle d'environ un an.


Sanglier Saint-Amand-Les-Eaux

L'animal n'a blessé personne - Ph: D.Crasnault


19 novembre 2011 - Toulouse

Un sanglier sème l'émoi dans le centre ville (Source: 20 minutes)

Un sanglier désorienté a semé l'émoi ce samedi matin dans le centre historique de Toulouse, traversant la place du Capitole et plongeant dans le Canal du Midi juste en face de la gare. C'est là, dans le canal classé au patrimoine mondial de l'Unesco, qu'il a fini par être abattu d'une balle dans la têtes après quelques heures d'errance urbaine.
Auparavant, l'animal, une femelle de trois ou quatre ans et peut-être 80 kilos, a offert à tous ceux qui l'ont vu un spectacle complètement inédit, aux dires des nombreux policiers et pompiers déployés autour du canal pour en sécuriser les abords.
Venu d'on ne sait où, il a surgi sur les quais de la Garonne, divagué sur la place du Capitole, emprunté à l'heure d'ouverture des magasins la rue la plus commerçante de la Ville rose et piqué vers la gare avant de se jeter dans le Canal du Midi.
Là, coincé entre deux écluses, il a longtemps nagé au bout d'une corde que les plongeurs des pompiers lui ont passée autour du cou, le temps que se décide son sort dans le cabinet du préfet: fallait-il l'abattre sur place? ou bien l'endormir, le sortir de l'eau et l'abattre loin des regards? ou bien encore le sortir de l'eau et le relâcher dans la nature, comme le réclamaient quelques spectateurs de la scène?. «Vous imaginez l'effet sur la population si on le tue comme ça, devant tout le monde», s'inquiète un des participants aux opérations.
Dans l'eau au moins, contenu par les bords surélevés du canal, une bête aussi puissante ne risque de faire du mal à personne, dit un des premiers policiers arrivés sur place et pas mécontent que cela «change des interventions habituelles». Le plongeur qui promène dans l'eau la laie visiblement épuisée la laisse régulièrement reposer ses pattes sur des échelons du canal pour se reposer.
C'est seulement retarder l'échéance. Attendre les produits hypodermiques pour endormir le sanglier prendrait trop de temps. «De toute façon, on l'aurait abattu», dit le fonctionnaire qui rapporte la décision préfectorale. La police bloque la circulation et fait évacuer les curieux autour du canal. En fin de matinée, un lieutenant de louvetterie se penche sur l'une des échelles où la bête reprend son souffle et lui tire une balle dans la tête. Elle n'a pas souffert, assure-t-il.
Aussi insolite que soit cette irruption de la faune sauvage dans la ville, elle est révélatrice d'un phénomène qui est devenu un «vrai problème», dit Maurice Saint-Criq, président des lieutenants de louvetterie de Midi-Pyrénées. Les sangliers prolifèrent, «s'habituent à la population et se rapprochent des centres» où les poubelles font leur bonheur puisqu'ils sont omnivores, dit-il. Ce même samedi matin, une battue administrative a été organisée dans les terrains vagues jouxtant l'ancienne usine AZF et le pôle de cancérologie près de la Garonne. Maurice Saint-Criq dit y avoir vu vingt sangliers.


Le sanglier de la peur (Source: Direct Matin)

Samedi matin, une laie pesant près de 80 kg a divagué dans plusieurs rues de Toulouse.
Du Capitole au canal du Midi, un sanglier a semé la panique samedi matin à Toulouse (Haute-Garonne). Arrivé sans explication dans le centre-ville, une femelle de 3 ou 4 ans pesant près de 80 kg a divagué dans plusieurs rues sous le regard aussi incrédule qu’apeuré des badauds. C’est dans l’eau, près de la gare, que la laie a fini sa course. Après quelques minutes de nage, le temps pour la préfecture de trancher sur son sort, la police a décidé d’évacuer les lieux pour abattre la bête. «Elle n’a pas souffert», a assuré le fonctionnaire chargé de la sentence.


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Un sanglier sème l'émoi dans le centre-ville de Toulouse. - © AFP

Des articles généraux

Dans le sud de la France

Des sangliers sur le green - Article de Michel Henry (2004)

Ils sont entrés dans le la ville. Sur les hauteurs de Nice ou de Grasse, ils labourent les jardins et dévastent les golfs. Mais que font les chasseurs?
Sur la Côte d'Azur, les sangliers sont devenus une plaie. Ils ravagent tout. On les a vu dévaster un terre plein fleuri, plonger dans des piscines privées et ne plus arriver à en sortir. Chez les maraîchers, ils font basculer les pêchers à terre, puis se régalent des fruits. Pour les oliviers, ils trouent les filets de protection et avalent les olives. Dans les vignobles du Var, ils apsirent des grappes de raisin, classé AOC. Chez les horticulteurs, ils s'attaquent aux bulbes de tulipes et de lis.
L'été, ils s'en prennent aux terrains de golf. En effet, la terre est dure dans la Midi en cette saison. Le sanglier recherche donc des terres meubles, des jardins bien arrosés pour creuser et dévorer vers et larves. Et quoi de mieux qu'un golf! A Opio-Valbonne, la directrice, Viviane Malgorn, bataille depuis plus d'un an contre eux. Sans grand succès. Ses pelouses étant de vrais tapis de billard, les envahisseurs viennent y manger de jeunes racines: "Ils grattent tout, même le sable!". Or, dès qu'un petit accroc défigure la pelouse, il faut le réparer.
Les sales bêtes - Viviane les hait - ont déjà dévasté sept trous du parcours. Le golf comporte 220 hectares de bois. Les sangliers s'y cachent le jour et sortent la nuit pour se nourrir. La directrice a fait installer une clôture électrique, mais les animaux l'évitent. Ils empruntent la route et entrent dans le golf par la grande porte, comme tout golfeur qui se respecte. Sauf qu'eux, ne respectent rien.
Ils provoquent aussi des accidents de la route. Car ces gros animaux se déplacent beaucoup et traversent les autoroutes. Sur le réseau Sud-Est, on a comptabilisé 105 accidents, contre 4 en 1991. Près des villes, pendant la journée, ils se cachent dans les espaces broussailleux. Ils y vivent tranquilles, la chasse étant interdite près des habitations. Mais la nuit, les bêtes font leur sortie-repas!
Pour les déloger, les autorités font appel aux lieutenants de louveterie, ces autorisés à tirer partout de jour comme de nuit. M.Champy, un Grassois âgé de 73 ans, reconnaît toutefois que la tâche est difficile: "On en voit 20 ou 25 dans un vallon. AU mieux, on va en tuer 4 ou 5. Et eux, en une heure, ils dévastent une pelouse." Le lietenant planque souvent la nuit dans des lotissements. Il lui est même arrivé de faire des battues en pleine ville: "Avec des gens pas prévenus qui nous criaient "assassins!" de leur fenêtres."
Le problème tient aussi aux chasseurs. Convoqués pour des battues, "ils tirent en l'air parce que le gibier n'est pas pour eux", affirme un partisan de méthodes plus expéditives, comme le poison. Mais en France, les chasseurs calculent: " Moins ils en tuent, plus ils en auront l'année suivante." L'an dernier, la directrice du golf les a autorisés à chasser. Mais ils n'ont guère été efficaces. "On fait ce qu'on peut!" rétorque un chasseur. Le problème, selon lui, vient des zones de culture de plus en plus rares dans la région. Du fait de l'urbanisation, les bêtes ne peuvent plus se nourrir sur les terrains agricoles et se rabattent sur les jardins.
Autrefois, le sanglier était considéré comme nuisible. Pourchassé, il ne pouvait proliférer. Aujourd'hui il est précieux pour les chasseurs. Le petit gibier s'étant raréfié, le sanglier est le dernier animal qui reste en masse. Vaillant, malin, il leur plaît d'autant plus qu'il se reproduit très vite: si on ne le chasse pas, la population peut tripler ou quadrupler en un an.
Certains éleveurs ont aussi joué aux apprentis sorciers. Dans les années 70, les chasseurs manquaient de sangliers, alors ils les ont croisés avec des cochons. Ce qui a donné le "cochonglier" ou "sanglochon", plus prolifique que l'original. Ensuite, ils les ont relâchés, illégalement. Les chiffres sont explicites: en 2001, on a abattu 380 000 sangliers en France, soit sept fois plus qu'en 1974.
Dans la région, la chasse est ouverte depuis longtemps, les sangliers sont classés nuisibles sur un tiers des Alpes-Maritimes. Cela ne suffit pas. Un Varois a même proposé d'utiliser un moyen contraceptif. Les chasseurs ont rigolé: "Et la capote, c'est toi qui vas la mettre?" En fait, les chasseurs n'agissent que dans les régions agricoles, car les dégâts causés par les sangliers sur les récoltes doivent être indemnisés par les fédérations de chasse. Cela leur a coûté 24,4 millions d'euros en 2000. Mais, sur la Côte d'Azur, il y a peu d'agriculteurs et les dégradations dans les jardins ou les golfs ne sont pas indemnisés. "Tout le monde s'en fiche", se désole la directrice du golf...

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